Etre une mère pour sa fille, une fille pour sa mère,
ce séminaire vise à explorer la complexité
et la spécificité de la relation mère-fille.
Par l'analyse des rapports entre les processus sociaux, historiques,
culturels et psychiques, on abordera en particulier les questions
suivantes :
Comment se fait la transmission des rôles féminins
sur plusieurs générations, dans l'héritage
de modèles de grand-mères, mères, belles-mères,
filles, petites-filles ?
Quelles configurations apparaissent, mêlant aux jeux
d'alliances et de continuités ruptures, conflits, contradictions,
posant la question de la consitution de l'historicité
de la relation mère-fille ?
Comment, suite au mouvement féministe, les modèles
féminins de la femme au foyer et de la femme au travail
peuvent-ils se redéfinir aurour de la dépendance
et de l'autonomie ?
Quels sont les enjeux sociaux et psychiques, dans le fait
d'habiter un même corps féminin, entre sexualité
et maternité, procréation et création
?
Quelle est la nature de ce lien mère-fille, entre
complicité et rivalité, amour et haine, ravissement
et ravage ?
Comment se construit l'identité féminine,
héritée et acquise, entre la nécessité
de s'identifier et de se différencier à la fois,
d'une personne du même sexe, entre l'être fille
et le devenir mère et femme ?
Quelles questions posent à la société
actuelle, l'apparition de familles recomposées, ou
monoparentales, coupes mère-fille questionnant la place
du père et de l'homme, exclu ou absent ; et à
un autre âge de la trajectoire de vie, le vieillissement
des mèes devenues dépendantes, où les
rôles s'inversent, la fille devenant la mère
de sa mère ?