Dans les sociétés hypermodernes, la lutte des
places tend à se substituer à la lutte des classes.
Chaque individu entre, dès son plus jeune âge,
dans une compétition permanente pour accéder à
la reconnaissance sociale. C'est son existence sociale qui est
en jeu. La lutte des places a trois visages.
Le visage flamboyant de la conquête du pouvoir pour ceux
qu se battent pour appartenir à l'élite, avec
pour corollaire le stress, l'illusion de la toute puisse, la
course à la performance. Le visage moins glorieux des
gens "moyens" et des "gens de peu", qui
pourraient se satisfaire de ce qu'ils ont, s'ils ne se sentaient
pas menacés de le perdre. Le visage négatif de
l'exclusion poru les "sans places", ceux qui n'arrivent
pas à s'en faire une, qui l'ont perdue, et tous ceux
qui sont socialement définis par un manque.
Comment chacun rencontre et vit sa lutte des places ?
Quels conflits elle engendre au niveau individuel et collectif
?
Quelles stratégies mettre en oeuvre entre la résignation
et le refus ?
Face à ce phénomène social, quelles
réponses apporter sur les plans politique, professionnel
et existenciel ?
Alternance de phases :
d'implication mettant en scène la confrontation des
participants à des situations sociales et professionnelles
de "lutte des places",
de réflexions théoriques sur l'analyse du
phénomène, dans une perspective de sociologie
clinique, ainsi que sur ses effets individuels et collectifs,
de discussion sur les conséquences à en tirer
sur les plans politique, professionnel et personnel.